CHOCOLAT QUAND

TU NOUS TIENS…

PAR

AIDA KASSAB

PARAKEVAS

POSTÉ LE

28 Novembre

2017

bien-être

Les fêtes de fin d’année offrent l’occasion pour les gourmets et les gourmands de s’adonner à l’un de leur péché préféré… Le Chocolat!
On craque un peu, beaucoup, passionnément, à la folie pour un carré, une bouchée, un bonbon, un père Noël ou un palet…
Ne vous en privez pas!

Aliment festif par excellence, le chocolat fait des adeptes
Des études clament les vertus anti-oxydantes et protectrices du système cardio-vasculaire.

Le chocolat est bon pour tous
Le chocolat convient à tous, petits et grands, y compris ceux qui surveillent leur taux de cholestérol et leur ligne. Il convient même aux diabétiques. À condition bien sûr de le consommer avec parcimonie. Bien entendu, tout est question de moment, de fréquence et de qualité de chocolat. Pour certains médecins «le diabétique n’a pas à se priver de chocolat, dès lors qu’il est consommé en dessert et choisi noir, plus riche en cacao et moins sucré. Il a le mérite d’avoir un index glycémique (IG) bas. Il existe aussi des chocolats sans sucre.
Certains notent qu’aucun changement n’a été observé sur les concentrations de cholestérol LDL oxydé, qui joue un rôle dans les maladies cardio-vasculaires, et qu’on ne peut donc affirmer que les matières grasses du chocolat, soit le beurre de cacao, augmenterait le bon cholestérol (HDL) en agissant sur la circulation sanguine. Mais rien ne prouve l’inverse. Christian Cabrol 1 résume avec plaisir l’intérêt du chocolat: «Il est riche en «bonnes graisses» insaturées qui ne donnent pas de cholestérol, contenant ces merveilleux polyphénols, protecteurs cardio-vasculaires… Il est riche en sels minéraux et oligo-éléments, c’est une source de vitamines B1 et B2 pour notre système nerveux et A pour notre vue. Tonique, euphorisant et antidépresseur, le chocolat, grâce à sa caféine, sa phéniléthylamine et sa théobromine stimule notre énergie et chasse la mélancolie...
Alors pourquoi s’en priver?».


Le chocolat noir, plus calorique que celui au lait!
Un carré ou un palet de chocolat de 10 g, c’est environ 50 kcalories. À 76% de cacao, il approchera 55 calories, et 60 calories, s’il est à 90% de cacao. Plus un chocolat est noir et plus il est énergétique, car il sera plus riche en pâte de cacao et donc en matières grasses (4,5 g de lipides pour 10 g à 85% de cacao), mais il sera aussi plus riche en nutriments. Le chocolat au lait est moins gras mais beaucoup plus sucré.
L’essentiel étant de se faire plaisir et de savoir se contenter d’un carré plutôt en fin de repas au moment du café, ou de l’associer à un fruit pour augmenter l’apport en fibres et, par la même occasion, diminuer la vitesse d’absorption des sucres et des graisses!

Des antioxydants de qualité
Autre vertu montrée du doigt par d’autres experts: son intérêt sur le stress oxydatif sur le long terme. En fait, le chocolat est riche en tanins, des polyphénols, classe d’antioxydants, qui luttent contre le vieillissement des cellules. Dans cette classe de polyphénols, on note les fameuses catéchines contenues aussi dans le thé vert! Le chocolat participerait à près de 43% de nos apports en polyphénols (3). Mais, selon des rapports, si l’absorption des flavonols de cacao déclenche immédiatement des changements significatifs sur les marqueurs du stress oxydatif, l’effet n’est pas confirmé sur une consommation quotidienne de chocolat. Toutefois, toutes les études vont dans le même sens: les polyphénols seraient anti-inflammatoires, anti-cancérigènes et protecteurs du système cardio-vasculaire. À prendre donc avec une autre source d’antioxydants pour en augmenter les effets potentiels comme le café ou le thé par exemple.

Une valeur ajoutée
Le chocolat noir a une teneur en cacao, qui varie de 35 à 90% de pâte de cacao (soit le beurre de cacao ajouté aux fèves de cacao broyées). Les grands crus à 70% de cacao et plus sont d’autant plus intéressants qu’ils ont des atouts nutritionnels apportés par la fève de cacao et ce, même plus si elle est de qualité. Vérifiez que le chocolat acheté porte la mention «pur beurre de cacao». Mais rassurez-vous, la plupart des grandes marques n’utilisent pas d’autres matières grasses.
La fève de cacao apporte en plus des polyphénols de nombreux minéraux et oligo-éléments bien représentés comme:
- le magnésium,
- le potassium et le cuivre,
- du fer,
- du zinc et du sélénium.
- C’est aussi une source de fibres!
N’hésitez pas à le choisir aux épices, noisettes, fruits secs… pour optimiser ses effets protecteurs et reminéralisants.
C’est une «dépendance» qui fait du bien au moral: le chocolat permet de doper les endorphines. Que du bonheur, dès lors qu’on sait rester dans le carré à la fin du repas!
Pour ceux qui font attention à leur ligne, une petite astuce pour limiter les dégâts:
prenez donc votre carré en fin de repas ou avec des m, fruits pour limiter le pic de glycémie.


Faites vous-mêmes vos orangettes
Temps de préparation: 180 minutes
Temps de cuisson: 60 minutes
Ingrédients (pour 100 g):
- 6 grosses oranges non traitées
- 600 g de chocolat noir (ou de couverture c’est mieux)
- 150 g de sucre
- 10 cl d’eau de cuisson des écorces
- un peu de gros sel

Préparation de la recette
Laver et essuyer les oranges. Les peler en enlevant la peau par quartiers. Racler la peau blanche, mais en laisser un peu quand même.
Blanchir 3 fois: mettre une casserole d’eau à bouillir, lorsque l’eau bout, plonger les écorces entières dedans (avec un peu de gros sel dans le 1er blanchiment pour enlever l’amertume), attendre que l’eau se remettre à bouillir et égoutter dans une passoire.
Renouveler cette opération 2 fois.
Prélever 10 cl d’eau de cuisson et égoutter.
Découper les peaux en lanières.

Préparer un sirop avec le sucre et l’eau de cuisson.
Chauffer ce sirop sans jamais caraméliser, et y plonger les lanières d’oranges.
Poursuivre la cuisson à feu très doux pendant 1h ou plus, jusqu’à ce que les écorces deviennent légèrement translucides.
Laisser refroidir un peu, mais pas durcir.
Faire fondre le chocolat au bain-marie (pas au micro-ondes), et tremper les écorces dedans par petites poignées à la fois. Bien enrober de chocolat (mais pas de gros paquets). Retirer les écorces une à une et les laisser durcir sur du papier sulfurisé. Mettre au frigo. Le lendemain, les décoller et les mettre en boîte.

Remarques
Conserver dans une boîte hermétique, à l’abri de la chaleur et de l’humidité.

Boisson conseillée
Champagne ou mousseux.