Zino Davidoff

un homme qui a intimement lié son nom au cigare

PAR

AIDA KASSAB

PARAKEVAS

POSTÉ LE

5 Aout

2017

cigares

Durant la deuxième guerre mondiale, le magasin sera le seul point de vente au monde offrant une gamme complète et de 1er choix de havanes: la Suisse n’est pas en guerre et le monopole français du tabac, la Seita, a vendu un stock de plus de 2 millions de havanes pour 1 million de francs français à Monsieur Davidoff avant l’entrée des troupes allemandes à Paris.
Après la guerre, les relations d’affaires, entre Davidoff et Cuba, se développent et même après la révolution cubaine de 1959.
«Il y a dans les gestes lents, dignes, mesurés du fumeur de cigare, une cérémonie qui permet de retrouver des rythmes oubliés et de rétablir une communication avec soi-même», disait-il.
Selon Jean-Claude Narcy dans la préface d’un livre1, quatre mots résument Zino Davidoff: élégance, humanisme, humour et séduction.
L’homme qui fit de son nom une marque de légende, en initiant les épicuriens d’Europe aux plaisirs subtils du cigare, naquit, en Ukraine en 1906, dans une famille modeste de commerçants juifs. Émigrée en Suisse en 1911, elle ouvrit un magasin de tabac à Genève qui allait devenir La Mecque européenne du cigare. En 1925, le jeune Zino alla perfectionner sa connaissance du produit en Argentine, puis au Brésil. C’est cependant à Cuba qu’il estima réunies les conditions propices à la création du cigare parfait. Ce fut le début d’une longue histoire d’amour entre Zino Davidoff et Cuba, une histoire scandée par la création de cigares de légende: les Davidoff, les Ambassadrice, les Château-Lafite et Château-Haut-Brion... C’est en 1967 que les premiers produits griffés au nom Davidoff sont produits à Cuba. En 1971, Davidoff cède son commerce au groupe Oettinger, mais demeure l’ambassadeur de la marque. Durant les années 80, les relations entre Cubatabaco et le groupe Oettinger se tendent au point d’atteindre la rupture. Au début des années 1990, Zino Davidoff rompit avec le régime castriste et installa ses plantations et ses ateliers à Saint-Domingue. Devenu l’ambassadeur itinérant de la marque après avoir cédé son entreprise au groupe suisse Oettinger, Zino devint l’ami des stars et des têtes couronnées.
Si les aficionados se souviennent avec nostalgie des Davidoff cubains, le développement de la gamme en République Dominicaine est incontestablement un grand succès.
Avec la richesse de nombreux modules différents, la palette Davidoff se décline en 11 séries de puissances différentes: des légers «Classic» au plus corsés «Puro D’Oro».
Il reste indéniable que la marque a une rigueur de qualité et de constance rarement égalées.