Le dernier en date ayant été une soirée en hommage au professeur et écrivain Adeeb Hourani, le père de la fondatrice et présidente de Selecteum, Mme Dédé Hourani.

«Selecteum des Arts
et des Sciences»

PAR

AIDA KASSAB

PARAKEVAS

POSTÉ LE

10 Octobre

2017

art & culture

«C’est à la mémoire de mon père, mélodie de la musique qu’il a aimée avec ses différents éléments de grands musiciens tels que Beethoven, Bach, Tchaïkovski, Mozart et Chopin. Je lui rends hommage dans une langue qu’il a toujours adorée, la musique classique qui l’accompagnait plein dans sa vie, et qu’il a transmise à ses enfants qui, grâce à son éducation pertinente, ont réussi, au Liban et par-delà ses frontières. Un hommage qui renferme un retour à la vie touchante d’un père conscient des valeurs humaines, intellectuelles, scientifiques et esthétiques. Son fils, l’ingénieur et le maestro international, Monzer Hourani, l’architecte des grands hôpitaux aux États-Unis, dirige l’Orchestre «Virtuosi of Houston».
En hommage au professeur et écrivain Adeeb Hourani, Mme Dédé Hourani, présidente du Centre Sélecteum des arts et des sciences et en coopération avec l’Université américaine de Beyrouth, a offert un concert avec ses musiciens du centre «Quatuor musique del tempo» à l’Assembly Hall. Grand nombre d’invités y ont assisté, parmi lesquelles des figures politiques, diplomatiques et culturelles. Le président de l’Université américaine de Beyrouth, Dr. Fadlo Khoury, et sa mère, Mme. Nancy Jabra, l’épouse du président de l’Université américaine libanaise Dr. Joseph Jabra, S.E.M. l’ex-ministre Dr. Georges Corm, le conseiller culturel à l’ambassade de France, M. Serge Tillmann et son épouse, une délégation de l’ambassade hongroise à Beyrouth, précédée par le conseiller des affaires économiques Dr. Caroli Beniz, et le conseiller de l’immigration Dr. Peter Comlos, le conseiller à l’ambassade de Russie, M. Oleg Manchov et son épouse, le représentant du nonce apostolique au Liban Mgr. Yvan Santos, le président du comité de contrôle des banques, M. Samir Hamoud et son épouse, Mme. Hélène Badaro, membre fondateur de la protection de l’héritage du Musée national et membre du comité du Festival de Baalbeck, Dr. Nabil Nassif, président du programme de musique Zaki Nassif à l’AUB, la famille du vénérable professeur Adeeb Hourani précédée par son fils, le professeur Elie Hourani; ses petits-enfants, et nombre de ses étudiants.
Devant un public qui a assisté à l’hommage rendu à une personnalité unique et avec l’accompagnement du clarinettiste syrien international, Kinan Azmeh, le quatuor a joué avec ses invités, les musiciens du «Belarus Philharmonic Orchestra», une composition de Mozart, des compositions signées Kinan Azmeh et une autre de Dimitri Chostakovitch, laissant un impact profond sur le public.
Le Concerto pour clarinette en la majeur K 622 est un morceau composé par Wolfgang Amadeus Mozart en 1791. Des quarante-trois concertos pour soliste écrits par Mozart, celui-ci a été le dernier, et également le seul qu’il ait composé pour clarinette. Il se divise en trois mouvements: un allegro, un adagio et un rondo. Il s’agit de l’un des morceaux les plus écoutés de Mozart, souvent considéré comme un incontournable de la clarinette. Cette œuvre respire une musicalité superbement aérée, et atteint, sans pour autant renoncer aux brillants effets techniques, à la plénitude de la «cantabilità» instrumentale. Le style mûr de Mozart, empreint de sérénité, s’exprime de façon pure et authentique, une des œuvres favorites du professeur, écrivain et grand mélomane Adeeb Hourani.
Avec l’hommage qu’elle a porté au Professeur Hourani, Mme Dédé Hourani a énuméré les qualités du père amoureux de la culture et de la musique et qui avait une vision claire du meilleur qu’il voulait pour guider et éduquer ses enfants, basée sur la science et les arts. Elle a ajouté que son testament était «de creuser toujours dans la connaissance et la culture et de nous prévenir du danger de tomber dans l’ignorance… puisqu’on lui avait donné le surnom de grand éducateur; il était l’exemple de la paternité, nous avons appris de lui la tempérance, la modestie, l’humilité et le courage, il nous donnait de l’espoir pour assumer la responsabilité de confronter les difficultés et les épreuves… Mon père était un mélange de tendresse, d’amour, de connaissances et de grandes valeurs humaines et nous a laissé un héritage culturel et patriotique duquel nous sommes fiers. Ce qu’il nous a laissé dans son dernier livre «Pensées sublimes pour réduire les difficultés de la vie» révèle un père amoureux épris de la beauté de la nature, du mot noble, de la pensée brillante et du patriotisme… Il était le maître de la parole illuminante dont les lettres volent comme un essaim d’oiseaux… alors que de l’intérieur des roses, l’arôme du printemps qu’il a aimé, celui de «Marjeyoun», se dégage.
Il nous disait «Ouvrez les horizons à la connaissance et à l’éducation afin de réaliser vos plus grand buts et après, rien ne pourra vous arrêter d’atteindre les objectifs fixés parce qu’ils seront nobles…» Auteur, poète et humaniste, il appelait différentes communautés, religions et nations à se rapprocher. Il rêvait toujours d’une civilisation globale pour la paix sur terre.

Mme Dédé Hourani conclut: «Ton message restera un flambeau pour les générations futures et la plante verte qui atteint les horizons d’une âme noble. Tu es un symbole de paternité à suivre. La lumière de ton esprit productif a directement reflété sur moi. Je vous salue tous les deux, toi et ma mère qui êtes au ciel.»