Rolls-Royce
LA DERNIÈRE PHANTOM VII MARQUE LA FIN D’UNE ÈRE,
ROLLS-ROYCE ENTRE DANS SA PROCHAINE PHASE

PAR

AIDA KASSAB

PARAKEVAS

POSTÉ LE

26 Octobre

2017

vivre autos

«Depuis son lancement il y a un peu plus de 90 ans, toutes les voitures qui ont porté le nom de «Phantom» ont changé les standards du luxe des autres produits», a déclaré Torsten Müller-Ötvös, directeur général de Rolls-Royce Motor Cars. «Alors que la Phantom VII quitte gracieusement la scène, après avoir défini le premier chapitre de la renaissance de Rolls-Royce, nous nous réjouissons à l’idée de tirer profit de son succès remarquable avec l’arrivée imminente de son successeur. La nouvelle Phantom VIII, audacieuse et édifiée avec une nouvelle structure, promet d’éclairer l’avenir du nom de cette célèbre marque du monde du luxe».
Depuis la création de la «New Phantom» en 1925, chaque génération de ce légendaire nom du luxe a servi à définir son moment, non seulement dans l›histoire de la Rolls-Royce, mais dans l’histoire du monde. Elle a été tout simplement le choix des personnes qui ont défini et fait tourner notre monde au cours des 90 dernières années.

Phantom I devait être la «Meilleure voiture du monde»
Inutile de dire qu’elle a relevé le pari avec succès. Elle a élevé la Rolls Royce pour en faire plus qu’un fabricant de voitures exceptionnelles et devenir la norme par laquelle le luxe est jugé.
78 ans plus tard, la Phantom VII, la première Phantom produite à Goodwood, annonçait la renaissance de la Rolls-Royce et construisait sa propre légende, renvoyant la marque à sa juste place, à savoir le seul moyen adéquat pour transporter les personnes les plus célèbres, les plus riches et les plus influentes du monde.
Aujourd›hui, après avoir défini le luxe pendant 13 ans, la Phantom VII tire sa révérance en rendant hommage aux compétences des artisans de la Rolls-Royce. Cette toute dernière septième génération de la Phantom marque la fin d’un premier chapitre réussi de la renaissance de la Rolls-Royce avec une nouvelle administration et la création d’un véritable centre mondial d’excellence du luxe à West Sussex en Angleterre.

Phantom l’apogée du luxe depuis plus de 90 ans
La première génération de la Phantom a été développée dans un environnement de grand secret. L’ingénieur principal Ernest Hives est même allé jusqu’à revêtir l’usine d’une plaque de blindage pour justifier le nom de code du projet Eastern Armoured Car (EAC). Une petite équipe d’ingénieurs et de designers s’est installée dans le secret le plus absolu dans une banque désaffectée du centre de Londres. Leur tâche était de créer une Phantom, digne du nom et respectueuse de son histoire, tout en confirmant le positionnement de pointe de la Rolls-Royce dans le nouveau paysage du luxe. La mission était familière à Hives, chargé de créer une Rolls-Royce moderne pour une ère de profond changement. Les deux Phantoms I et VII devaient tracer le parcours de la marque dans un environnement marqué par les goûts changeants de ses riches clients.
Pour la conception de la Phantom VII, la tâche d’Ian Cameron et de son équipe de designers ne peut pas être surestimée. Rolls-Royce, avec une nouvelle administration, avait seulement cinq ans pour concevoir, développer, fabriquer et tester un véhicule digne de rentrer à nouveau dans la conscience d’une élite émergente de plus en plus mondialisée. Le monde observait. Les riches et les influents du 21ème siècle exigeaient des maisons de luxe qu’ils avaient choisies de fréquenter, authenticité et souveraineté, de sorte qu’une vision tout à fait contemporaine et singulière du luxe de la Rolls-Royce était la seule voie possible.
Le 3 janvier 2003, la vision de Cameron a finalement été dévoilée au monde.
Sous cette carrosserie imposante mais élégante se trouvent les bases sur lesquelles les ouvertures vers le prochain grand chapitre de l’histoire de Rolls-Royce ont été construites. Doté d’un châssis en aluminium entièrement nouveau, conçu et développé pour la solidité et pour faire des économies de poids, le véhicule est alimenté par un moteur Rolls-Royce 6.75 V12, qui offre une grande performance tout en étant silencieux, la caractéristique des Rolls-Royces modernes.
Derrière les portières emblématiques de la Phantom se trouvait un intérieur extrêmement soigné - en utilisant uniquement les matériaux les plus raffinés d’une nouvelle main-d’œuvre artisanale issue des industries de construction de bateaux et de selles de la région. Ces premiers 350 artisans ont servi de maîtres à une nouvelle génération florissante de 1 700 artisans qualifiés, leur carrière rendue possible grâce au succès de la septième génération de la Phantom.
Pour la première fois depuis l’âge du carrossier, les clients du luxe se sont vu offrir la possibilité de personnaliser leur véhicule grâce au programme Bespoke de la marque, la Phantom servant de superbe toile blanche à partir de laquelle les visions les plus audacieuses pouvaient s’exprimer.
Comme Hives, Cameron et son équipe avaient rétabli la légende de la «meilleure voiture du monde». Il a été déclaré à l’époque que la création du centre d’excellence de la marque et le développement simultané ainsi que le lancement de la Phantom en seulement cinq ans, ont été la «dernière grande aventure automobile». La Phantom a marqué une fois de plus le début d’une nouvelle ère audacieuse. En l’espace de 13 ans, Rolls-Royce s’était positionnée une fois de plus comme la référence par laquelle tous les autres produits de luxe sont jugés.

La dernière Phantom VII - une étude du luxe
Alors que cette voiture exceptionnelle s’apprête à quitter gracieusement la scène, il est approprié que la dernière Phantom VII, cette magnifique limousine à empattement plus long, ait été créée pour célébrer l’âge d’or du voyage que Phantom a défini.
Cet exemplaire remarquable, commandé par un célèbre collectionneur de Rolls-Royce, illustre parfaitement l’attention extraordinaire au détail et la finesse du toucher qui a défini le premier chapitre au siège de la marque à Goodwood, dans le West Sussex.
L’art de la marqueterie - si joliment utilisé tout au long de la vie de la Phantom - dépeint un paquebot stylisé des années 1930, reflétant la fascination de ce client particulier pour le design et l’iconographie de cette grande ère. Le thème nautique se poursuit avec une broderie ton sur ton qui évoque le mouvement de la mer, appliquée superbement sur le cuir Powder Blue de l’intérieur.
Fidèle au vrai style de la Phantom, les moindres détails ont été pris en compte. Les montres, à la fois dans l’habitacle avant et la cloison de séparation ont été conçues pour faire écho au style des horloges radio qui ornaient les grands paquebots. La lunette, exprimant 24 fuseaux horaires et rappellant la machine à explorer le temps de HG Well, permet au propriétaire de la faire pivoter dans les deux sens en fonction du lieu où il se trouve dans le monde.
Le thème nautique s’étend même aux tapis de laine d’agneau de la Phantom qui illustre un effet de vague élégamment créé à la main par les maîtres artisans de la marque - peut-être un clin d’œil au fait que cette dernière Phantom est passée, laissant le monde à son propre rythme.
La livrée Blue Velvet est soulignée par le traditionnel liseré fait main, accompagné d’un motif de paquebot sur l’aile. Les pneus dotés d’un liseré blanc parachèvent l’ensemble qui est complété par un Spirit of Ecstasy, mascotte argentée de la marque.
L’achèvement de cette dernière voiture de ce type et le démantèlement de la ligne de production de la Phantom après 13 ans, marque l’introduction de la Phantom VIII, soutenue par une toute nouvelle architecture en aluminium de luxe. Comme son prédécesseur, elle fera progresser les normes établies par ses illustres ancêtres. Son arrivée marquera le début d’un autre grand chapitre de l’histoire du nom le plus fascinant et célèbre du monde du luxe.