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Skoun: Traitement et Support centralizes, Programmes de prevention

Spécialisés Absents

POSTÉ LE

26 Mars

2018

Avec le support de l’Union Européenne, Skoun, le Centre Libanais pour le Traitement des Addictions, en partenariat avec SIDC, Soins Infirmiers et Dévelopements Communautaires, et le Programme National de la Santé Mentale, a tenu une réunion de consultation avec différents ministères, organizations de sociétés civiles et d’autres parties intéressées, pour débatre les résultats d’une modélisation de services sur la consommation de drogues au Liban.

 

La modélisation, conduite dans 5 régions du Liban (Beyrouth, Saida, Tyr, Keserwan et Tripoli), démontre que la majorité des services de traitement est concentrée dans la capitale, est limitée dans le sud du Liban où seuls deux centres existent, et est inexistante dand le nord du Liban malgré un besoin pressant d’accéder à ces services.

 

Les résultats ont également démontré en sus de la présence limitée de la disponibilité de programmes de traitement des abus d’intoxicants et de centres de supports en dehors de la capitale, la criminalisation de la toxicomanie, ainsi que la discrimination et le stigmate, constituent des barrières importantes pour que la jeunesse puisse accéder a des programmes de prévention et de traitement. Quant à la population féminine, ils doivent également faire face à des difficultés supplémentaires, dues à l’absence de programmes sexospécifiques.

 

Finalement, les résultats de la modélisation ont montré que, malgré une communication ouverte entre les organisations concernées, il s’avère que les parrainages entre les organisations sont trés basses, et encore moins entre les organisations qui procurent une aide de santé et de sécurité sociale, et les organisations spécialisées dans la toxicomanie.

 

Le projet SILA, financé par l’Union Européenne travaille donc sur ces priorités, en adoptant une approche participative, qui vise à renforcer les capacités des pourvoyeurs de services d’un côté, et d’un autre côté, à inclure la jeuness dans une éducation pair-à-pair, avec des interventions d’apprentissage, afin de pouvoir développer des stratégies qui addressent les problèmes les concernant directement.

 

Mr. Rein Nieland, Chef de Section de l’Union Européenne, souligne que ‘l’abus de substances toxicomanes a une influence particulièrement forte sur la jeunesse qui ne réalise pas l’impact des drogues sur leur santé mentale et physique”.

Il ajoute “l’Union Européenne reste plus que jamais aux côtés de la jeunesse libanaise qui souffre de l’abus de drogues, à travers la provisions d’assistance légale, économique et sociale. Voilà pourquoi nous sommes fiers de soutenir Skoun, Centre Libanais pour le Traitement des Addictions, une ONG qui aspire à aider et prévenir la jeunesse libanaise contre la consommation de drogues”.

Nour El Khazen, la coordinatrice de l’équipe jeunesse, souligne à juste titre que “l’importance du project réside dans sa capacité de pourvoyer une éducation antidrogue et des informations sur la réduction des risques pour la jeuness libanaise en dehors de la capitale, et de créer un dialogue avec eux afin de pouvoir exprimer leurs besoins, et de trouver des solutions adéquates et durables aux problèmes qui les affectent le plus”.

 

En présence de Dr. Rabih Chammay, Chef du Programme National de la Santé Mentale, la réunion de consultation s’est conclue avec une session de travail sur une plateforme interactive qui se concentre sur la modélisation de services de la consommation de drogues.

Celle plateforme établie par le Ministère de la Santé Publique au sein de la stratégie inter-ministérielle en réponse à l’usage de drogues, vise à faciliter la mise en place d’un système de référence entre les pourvoyeurs de services qui pourraient améliorer un accès équitable à ces services au Liban.